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4€ 11° année - n° 63 - MAI - JUIN 2003
Suisse
Suisse : Une campagne "J'y vis, j'y vote" à Genève
Au départ, il y a les jeunes, ceux de la commune de Meyrin en particulier. Leur Parlement organise en mars 1996 une soirée débat sur les droits politiques des étrangers et dès le mois suivant, les conseillers municipaux votent une résolution pour le Grand Conseil du canton (le pouvoir législatif dans la Constitution suisse) demandant l'octroi du droit de vote et d'éligibilité pour les étrangers résidant depuis plus de dix ans dans leur commune.
D'autres parlements des jeunes, celui de la ville de Genève et ceux du Vernier, Onex et Versoix ont suivi Meyrin. En 1997 et 1998, plusieurs communes dont Genève ont voté la même résolution. La votation populaire organisée le 4 mars 2001 n'aboutit pas mais de peu : 48,02 % pour le droit de vote des étrangers, 51,98 % contre. Les élus municipaux du canton consultés par La Tribune de Genève en 2002 sont majoritairement pour.
Le 5 mars 2003, deux initiatives constitutionnelles parallèles sont exposées, la première pour des droits politiques complets au niveau communal après huit ans de résidence, la deuxième pour uniquement le droit de vote. Il faut récolter deux fois 10 000 signatures pour début juillet; Début mai, il y a deux fois 4 000 signatures.
L'association pour la promotion des droits politiques
communaux des étrangers mène le combat (J'y vis, j'y vote
- Case postale 562 CH 1211 Genève 4). Dans l'argumentaire consultable
sur le site Internet (www.jvjv.ch),
l'association rappelle que les résidents étrangers, en grande
majorité Européens, représentent 40 % de la population
du canton et 50 % des personnes actives. En parallèle aux signatures,
des candidats aux conseils communaux se regroupent autour d'une déclaration
"pour une commune ouverte et enrichie de la participation de toutes et
tous".