LA LETTRE DE LA CITOYENNETE

NATIONALITE, DROIT DE VOTE DES RESIDENTS ETRANGERS


20F 7° année -N°41 - SEPTEMBRE-OCTOBRE 1999


La naturalisation des sportifs de haut niveau

Les récents championnats du monde de Séville ont vu briller de nombreux athlètes "exilés" au point du susciter une polémique sur les médailles "volées aux pays en voie de développement". Pour ne prendre que les meilleurs, quatre récents naturalisés ont gagné leur compétition : Eunice BARBER, française d'origine Sierra-léonaise, à l'heptathlon, Wilson KIPKETER, danois d'origine kenyane au 800 m, Mirela MANJANI-TZELILI, grecque d'origine albanaise, au javelot, Niurka MONTALVO, espagnole d'origine cubaine, à la longueur.La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) affirme que les changements "d'allégeance nationale" ne concernent que 10 à 15 athlètes chaque année mais a néanmoins fait adopter lors de son congrès réuni à Séville un durcissement des règlements imposant aux naturalisés d'avoir résidé de 1 à 3 ans dans leur pays d'adoption, tout en se réservant le droit de trancher au cas par cas les situations particulières ; il est notamment prévu des exceptions pour les réfugiés politiques.Cette situation n'est pas nouvelle et ne touche pas que le sport de haut niveau mais aussi la recherche, la culture, les technologies de pointe... Elle démontre les inégalités et les ambiguïtés des politiques de "régularisation" de l'immigration.



Voir aussi Lettre de la Citoyenneté n°34: Sport et nationalité

Lettre de la Citoyenneté n°41 : SOMMAIRE

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