
4€ 12° année - n° 69 MAI - JUIN 2004
Lorsqu'elle accède
à l'indépendance en 1991, la Slovénie permet à
toutes les personnes résidant en permanence sur son sol d'obtenir
la nationalité slovène. La population immigrée ayant
obtenu la nationalité de cette manière est estimée
à 10 % de la population totale. Depuis les partis nationalistes
demandent le réexamen de ces naturalisations. En 1991, près
de 20 000 citoyens originaires des autres pays de l'ex-Yougoslavie (Bosnie,
Serbie, Croatie) ont été radiés "par erreur" des registres
de l'administration. L'erreur a été réparée
dix ans plus tard pour la majorité d'entre eux, mais 6 000 attendent
encore. Ces résidents permanents "effacés des listes, de
même que de nombreux Tsiganes ne possédant aucune pièce
d'identité officielle, ont perdu tous leurs droits sociaux. Le gouvernement
hésite à rétablir les droits de ces "non-citoyens",
d'autant qu'un référendum récent a montré une
hostilité massive des votants vis-à-vis des "effacés".
70 % des électeurs n'ont pas voté et le résultat est
sans conséquence immédiate.