
4€ 13° année - n° 77 SEPTEMBRE - OCTOBRE
2005
Myanmar
Dans le numéro 78 (mai 2005) de la lettre
du Groupement pour les droits des minorités (GDM 212, rue Saint-Martin
- 75003 Paris), Pascal Péroche explique la situation politique et
la place des minorités ethniques dans l'Union de Myanmar, nom officiel
de l'ancienne Birmanie. Depuis son indépendance en 1948, le pays
est organisé de manière fédérale. Il y a actuellement
des divisions, les sept régions peuplées surtout par les
Birmans, et des États, les sept regions peuplées principalement
par les plus importantes minorités. La loi de 1982 sur la citoyenneté
a divisé la population en plusieurs groupes avec des statuts différents
: le premier groupe dénommé "les citoyens de (première
classe)" rassemble les groupes ethniques et linguistiques majoritairement
implantés dans le pays avant 1824, veille de l'invasion britannique.
Ces populations dites nationales bénéficient d'une citoyenneté
complète, possèdent une carte d'identité rose et représentent
94 % des habitants ; le deuxième groupe est celui des "citoyens
associés (ou de deuxième classe)" qui ne peuvent prouver
leur appartenance au groupe précédent mais dont les ancêtres
étaient présents en Birmanie avant 1824, ils ont une carte
d'identité bleue ; le troisième groupe est celui des "citoyens
naturalisés (ou de troisième classe)", descendants des personnes
installées entre 1824 et 1948, ils ont une carte d'identité
verte. Les autorités peuvent retirer leur nationalité aux
personnes appartenant aux deuxième et troisième groupes.
Quant aux étrangers, dont certains font partie des minorités
ethniques anciennement implantées dans le pays, leur document d'identité
est blanc.