25e année  N°150 NOVEMBRE –DECEMBRE  2017


Luxembourg

Les étrangers, qui représentent 48 % des habitants du pays, ont le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales, sans durée de résidence pour les Européens et après cinq ans de résidence pour les non-Européens. Aux élections municipales du 8 octobre, 12 % des inscrits sur les listes électorales étaient étrangers, et 268 des 3 575 candidats étaient étrangers (7,5 %). Ils peuvent également être bourgmestres (maires) ou échevins (adjoints) de leur commune. C’est ainsi qu’à Bettendorf, localité de près de 3 000 habitants, José Vaz Do Rio, Portugais conseiller municipal depuis 2011, est arrivé en tête du scrutin et a été élu 1er échevin. Il a obtenu en 2016 la double-nationalité.

Une des raisons évoquées pour expliquer la faible participation des étrangers serait leurs réticences vis-à-vis de l’obligation de voter lorsqu’on est inscrit sur les listes électorales au Luxembourg.

Il y a eu 7 140 naturalisations en 2016, deux fois plus qu’en 2011 (3 405). Ce sont, pour la première fois, majoritairement des non-résidents qui ont obtenu la nationalité du Grand-Duché en 2016. Depuis 2008 et jusqu’en 2019, les descendants d’un aïeul luxembourgeois, même nés à l’étranger, peuvent demander la nationalité de leur aïeul. En 2016, 2 262 Français, dont 384 seulement résidaient au Luxembourg, ont été naturalisés. De même, sur les 1 836 Belges naturalisés, 300 résidaient au Luxembourg ; par contre, sur les 1 089 Portugais naturalisés, 4 d’entre-eux seulement étaient non résidents.


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