LA LETTRE DE LA CITOYENNETE

NATIONALITE, DROIT DE VOTE DES RESIDENTS ETRANGERS


20F 9° année - n°53 - SEPTEMBRE-OCTOBRE 2001


3 000 Japonais ont été interrogés par le journal Asahi Shimbun en septembre 2000 sur les droits pour les étrangers résidant depuis longtemps au Japon de participer aux élections locales. Sur les 2 147 réponses validées,

23% étaient favorables au droit de vote et d'éligibilité,

41% favorables uniquement au droit de vote

28% opposés au droit de vote

8% ne se prononçaient pas.

Les hommes (27%) sont plus favorables que les femmes (19%) au droit de vote et d'éligibilité. Parmi les sympathisants des partis politiques, ce sont ceux du PLD, Parti libéral démocrate (36%) qui sont les plus opposés et ceux du Parti Komei les moins opposés (19%).

Lors d'une rencontre avec le Premier ministre japonais, le président de la Corée du Sud, Kim Dae Jung, a plaidé pour le droit de vote des résidents coréens permanents au Japon et le Premier ministre japonais n'était pas hostile à l'idée. Ce qui pose problème ce sont la discrimination et la réciprocité. De nombreux Chinois de nationalité taïwanaise résident en permanence au Japon et il est politiquement impossible de ne donner le droit de vote qu'aux Coréens. Par ailleurs le président Kim a proposé de revoir le statut des étrangers en Corée et d'envisager pour eux le droit de vote aux élections locales.

Un projet de loi soutenu par deux partis de la majorité, le Komei et le Parti conservateur, propose le droit de vote aux élections locales pour les résidents étrangers permanents, 630 000 dont 80% originaires des anciennes colonies. Dans le parti majoritaire de la coalition gouvernementale, le PLD, beaucoup sont contre ce projet. Des propositions similaires ont déjà échoué à deux reprises au Parlement.

* Nationalité

Un autre projet de loi concerne l'acquisition de la nationalité japonaise sur simple demande pour les résidents, descendants, conjoints et enfants adoptés, originaires de Corée ou de Taïwan.

Ces résidents des anciennes colonies ont perdu leur nationalité japonaise à la suite du traité de paix de San Francisco en 1952.
 
 


Voir aussi Lettre 49 : JAPON

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