
4€ 16° année - n° 96 NOVEMBRE - DECEMBRE
2008
••• Italie
Interrogé par le leader démocrate Veltroni sur la position qu’il avait prise en 2003 en faveur du droit de vote des étrangers, Gianfranco Fini,
leader de l’Alliance nationale, président de la Chambre et à ce titre 3ème personnage de l’Etat, a précisé que " donner le droit de vote aux
élections administratives aux immigrés, à certaines conditions, n’est ni une hypothèse désastreuse, ni une idée criminelle. Mais dans le même temps,
les immigrés doivent démontrer être capa bles de s’adapter à certains devoirs. Droits et devoirs doivent être liés ".
Pour G. Fini, le droit de vote ne garantit pas en soi l’intégration, il en veut pour preuve que des étrangers ayant déjà le droit de vote,
parce qu’appartenant aux 27 pays de l’Union européenne, comme les Bulgares et les Roumains, " n’ont pas démontré une réelle
volonté d’intégration ".