LA LETTRE DE LA CITOYENNETE

NATIONALITE, DROIT DE VOTE DES RESIDENTS ETRANGERS


20F 6° année -N°34 - JUILLET - AOUT 1998 

Ils ont dit...


* Daniel COHN-BENDIT : "Les migrants s'enracinent en permanence dans une société, transforment celle-ci et sont transformés par elle. S'ils avaient le droit de vote, ils voteraient aussi bêtement que les autres. Le parti qui donne le droit de vote gagne la première fois. Je défends le droit de vote des Turcs, des Bosniaques, des Croates, des Serbes, tout en sachant qu'ils ne vont pas voter pour moi. L'important, c'est la reconnaissance, tout en comprenant que le processus d'enracinement est à long terme". Politis 23/04/98

* Christian KESTELOOT, Professeur à l'Université Catholique de Leuven, à propos des jeunes de nationalité étrangère de l'agglomération bruxelloise : " ... la demande du droit de vote est en fait une demande de reconnaissance sociale de ce groupe en tant que tel. Ce qui passe par le droit de participation politique. Malheureusement, trop peu de monde dans la classe politique bruxelloise a fait ce travail de cooptation. On préfère leur suggérer de devenir belge. Ce qui revient à leur donner un grand coup de poing dans la gueule. En ce sens où on se demande constamment si ces gens existent ou pas". Le Matin 21/04/98.


Voir aussi LETTRE n° 33 : ILS ONT DIT...

Lettre de la Citoyenneté n°34 : SOMMAIRE 

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