Nationalité, droit de vote des résidents étrangers
FRANCE,
ILS ONT DIT...
Laidi AMIROUCHE, Conseiller municipal Génération Écologie de Suresnes (Hauts-de-Seine) : "..le beur alibi politique n'est pas un mythe ! C'est même une réalité et une constante dans certaines circonscriptions électorales à forte proportion de jeunes issus de l'immigration. Un nom d'origine maghrébine suffit pense-t-on à glaner, voire à séduire cet électorat immature. Mais aujourd'hui, ce qui me rend optimiste est que l'on assiste malgré tout à la naissance d'une classe politique responsable et compétente chez ces jeunes issus de l'immigration. Après une période de gestation particulièrement difficile, émerge une élite connue et reconnue par tous. (...) la présence d'élus d'origine maghrébine, notamment, dans les différentes élections, s'impose de plus en plus. Je ne veux pas faire de parallèle avec le problème de la présence des femmes en politique, mais je crois qu'il faut susciter des vocations politiques chez un certain nombre de jeunes français issus de l'immigration, car la demande est forte (...)." Lumière n°15 - Décembre 1996
Adeline HAZAN, Secrétaire nationale du PS, chargée des questions de société : " Le second axe sera de relancer une politique vigoureuse d'intégration car celle-ci est totalement en panne depuis 1993. Nous faciliterons le processus de naturalisation des étrangers séjournant sur notre sol depuis une certaine durée. Nous lutterons contre les discriminations entre Français et étrangers. Nous accorderons le droit de vote aux étrangers aux élections locales dès que cela sera possible d'un point de vue constitutionnel..." Libération - 26 février 1997
François LÉOTARD : " Faire d'un immigré un citoyen n'est pas, n'a jamais été au dessus de nos forces pour peu que nous sachions - majorité et opposition - accepter les disciplines communes d'une nation majeure ". Le Monde - 22 février 1997
Jürgen HABERMAS : " La citoyenneté démocratique est le seul ciment qui puisse maintenir une cohésion entre les sociétés qui s'éloignent les unes des autres. Et cela vaut autant entre ces sociétés qu'à l'intérieur d'elles-mêmes. En effet, comme chacun sait, nous faisons aujourd'd'hui l'expérience, au sein des sociétés européennes, d'une nouvelle scission économique... Dans ces conditions, les relations informelles qui constituent habituellement une large part du lien social, en viennent inévitablement à s'effriter. Il ne subsiste plus comme une sorte de caution ultime que les solidarités de citoyens, cette solidarité entre étrangers qui avait réussi à se forger pour la première fois dans l'État-nation des XIXe et XXe siècles." Le Monde - 10 janvier 1997
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