LA LETTRE DE LA CITOYENNETE

Nationalité, droit de vote des résidents étrangers


20F 5° année -N°26 - MARS - AVRIL - 1997 
HONG KONG 

Après plus de 150 ans de juridiction de la Couronne d'Angleterre, nombreux sont les Hong-kongais (6 millions au total) qui, à titre de sécurité pour l'avenir, souhaiteraient obtenir la nationalité britannique, sans pour autant vouloir émigrer au Royaume-Uni... De pirouettes en compromis, Londres a finalement accordé une série de statuts différents et cumulables aux ressortissants de la colonie sans qu'aucun titre ne soit réellement satisfaisant. Le véritable passeport britannique donnant la citoyenneté intégrale, n'a été attribué qu'à 135 000 résidents de la colonie, principalement d'anciens fonctionnaires méritants ou de riches hommes d'affaires prêts à investir en Angleterre... Ceux dont la candidature a été rejetée ont pu obtenir deux autres types de passeports : le British Dependent Territory Citizen et le British National Overseas (3 millions). Ils sont reconnus comme titres de voyage par 80 pays mais ne donnent pas la citoyenneté britannique. Les autorités chinoises ont fait savoir qu'elles ne reconnaîtraient pas ce document sur le continent. Il en va de même pour le " cetificat d'identité " que possèdent 2 millions de Hong-kongais, reconnu seulement par 3 pays (Corée du Sud, Afrique du Sud et Singapour). Enfin à partir du 1er juillet 1997, les Hong-kongais pourront recevoir le passeport de la " Région administratiive spéciale ". Ce passeport qu'à terme 99% des Hong-kongais devraient posséder ne donnera accès ni à la citoyenneté britannique, ni à une protection consulaire sur le territoire chinois... Au printemps dernier, le gouverneur britannique, Chris Patten, s'était prononcé en faveur de la naturalisation des habitants de la colonie, mais le refus catégorique de Londres est resté sans appel.


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