
4€ 12° année - n° 71 SEPTEMBRE - OCTOBRE
2004
France
de la nationalité française : 128 092 personnes dont 50,4 % de femmes sont devenues françaises par décret (naturalisation et réintégration), déclaration anticipée (entre 13 et 18 ans), en devenant majeures ou en se mariant avec un Français. La moitié des "acquérants" ont moins de 21 ans et plus du tiers sont des enfants nés en France de parents étrangers accédant automatiquement, depuis la loi du 16 mars 1998, à la nationalité française à l'âge de 18 ans s'ils ont résidé en France dans les cinq dernières années. 62 % de ces nouveaux Français sont d'origine africaine (27,7 % d'origine marocaine), 17,9 % viennent d'Asie, 15,1 % d'Europe.
Les acquisitions de nationalité augmentent moins nettement en France, + 0,42 % par rapport à 2001, que dans la plupart des autres pays européens. Depuis une dizaine d'années, plus de 100 000 personnes deviennent Français chaque année, avec un maximum de 147 522 en 1999, l'année après la nouvelle loi sur la nationalité. Il y a eu en 2002 56 937 naturalisations et réintégrations, toujours soumises à l'appréciation discrétionnaire de l'administration à comparer aux 40 739 de 1993 et aux 67 569 de 1999.
Voir La Lettre de la Citoyenneté n°30 et
n°45 et le numéro 80 de mars-avril
2002 de Migrations-Société (46, rue de
Montreuil 75011 Paris).
Rapprochant cette campagne de celle qui a empêché l'élection de Mouloud Aounit à la vice-présidence du conseil régional d'Ile-de-France (voir La Lettre n°69), le conseiller régional Tarek Ben Hiba s'insurge : "Il est grand temps d'arrêter les amalgames et stigmatisations".
"Les articles II-39 à II-46 relatifs à la citoyenneté
de l'Union doivent s'appliquer non seulement aux citoyens de l'Union, mais
également, selon des procédures à déterminer,
aux résidents non ressortissants d'un des États membres".