
4€ 14° année - n° 79 JANVIER - FEVRIER 2006
* Pour le droit de vote
La journée internationale du migrant du 18 décembre a été l'occasion de nombreuses prises de position en faveur du droit de vote des étrangers. Joan Coscubiela, secrétaire du syndicat CC.OO de Catalogne se demande "avec quelle logique démocratique on peut accepter que près de 10 % de la population, ce que représente la population immigrée, soit hors du système de représentation démocratique et ne vote pas". La branche catalane de l'organisation catholique Caritas souhaite que soit redéfini le concept de citoyenneté en y incluant pour les étrangers "la pleine participation dans la vie politique et civile". SOS Racismo de Barcelone annonce pour 2006 une campagne sur le droit de vote des étrangers. Pour Joan Herrera, porte-parole du groupe Izquierda Verde au congrès des députés, il n'est pas possible d'intégrer complètement les immigrés "s'ils n'ont pas le droit de donner leur opinion sur comment ils veulent la société dans laquelle ils vivent". Pour Adela Ros, secrétaire pour l'immigration de la Generalitat catalane "voter est la meilleure stratégie pour que les immigrés fassent partie de la Catalogne".
Le maire de la ville et d'autres responsables locaux du Parti populaire sont soupçonnés de vouloir procéder au recensement des immigrés roumains, dans un but électoraliste. L'équipe municipale entretient des relations avec la région d'origine principale de ces immigrés et a pris différentes initiatives pour leur accueil et leur insertion.
Les binationaux qui continuent à jouer dans
leur sélection nationale d'origine, libèrent une place d'étranger
non-communautaire dans leur club pour le championnat d'Espagne où
le nombre de ces étrangers est limité à trois par
équipe.