4€  16° année - n° 93 MAI - JUIN  2008


EDITO

Au mois de mars en France pour la deuxième fois, les citoyens de l’Union européenne qui n’ont pas la nationalité française ont pu participer, comme électeurs, comme candidats, aux élections municipales. Pour la deuxième fois, les ressortissants non communautaires ont été exclus de cette consultation. Et cette discrimination en fonction de la nationalité, cette exclusion, cette entorse à la démocratie n’a même pas été évoquée durant la campagne électorale.

Dans les mois qui viennent, un large débat devrait s’instituer sur le fonctionnement des institutions et de nombreuses mesures nécessitant ou non la révision de la Constitution vont être débattues sur la place publique. La Commission Balladur qui se propose de moderniser et de démocratiser les institutions a avancé 77 propositions et ne dit pas un mot du droit de vote des étrangers.

Mais les choses peuvent encore évoluer : la proposition du président du groupe socialiste au Sénat, comme la volonté de la présidente du groupe Communiste Républicain et Citoyen de déposer une proposition d’amendement constitutionnel vont dans le bon sens (voir Réforme constitutionnelle).

La société civile doit contribuer à mettre la question à l’ordre du jour. Ce que fera " votation citoyenne " en organisant du 19 au 25 mai sa 4éme campagne. C’est dire que tous les militants des droits de l’Homme doivent, dans les jours qui viennent, être sur le pont. Pour soutenir les parlementaires qui vont défendre cette réforme démocratique. Et éventuellement, les pousser un peu.


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