4€  13° année - n° 76 JUILLET - AOUT  2005



 

ÉDITO

La Commission européenne a décidé que l'année 2007 serait l'"Année européenne de l'égalité des chances pour tous". En France, ministre délégué, fils d'immigrés algériens, Azouz Begag, a en charge dans le nouveau gouvernement "la promotion de l'égalité des chances". Ici et là, les intentions sont louables et nous ne pouvons qu'espérer qu'elles se traduiront concrètement par des avancées réelles et l'amélioration de la situation des personnes souffrant le plus d'inégalités, les immigrés en particulier.

Dans le domaine des droits politiques qui nous préoccupent, peut-on réellement parler d'égalité des chances si tout le monde n'a pas la même possibilité de choisir ses représentants, d'être un de ces représentants, de participer à la vie de la commune, de la région, du pays où il réside ? On sait qu'au-delà du droit de vote, il y a la reconnaissance, la considération, l'accès à certains emplois...

Dans l'Union européenne, le traité de Maastricht a de fait créé une nouvelle inégalité des chances entre résidents communautaires et non-communautaires en n'accordant les droits politiques qu'aux seuls ressortissants de l'UE.

Attendons donc les actes et restons optimistes. Lentement mais sûrement, la citoyenneté des étrangers progresse. Après la Belgique, la Lituanie, le Luxembourg et la Slovénie ces dernières années, le canton de Genève rejoint la liste des pays ou des collectivités où les étrangers peuvent voter aux élections communales. Dans cette ville cosmopolite où siègent de nombreuses instances internationales, ce résultat d'une action militante opiniâtre est une bonne nouvelle


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