4€  12° année - n° 72 NOVEMBRE-DEEMBRE 2004


ÉDITO
 
 

La notion de "citoyenneté européenne de résidence" a commencé à circuler de façon significative à partir du Forum social européen de Florence en 2002. Au Forum de Paris-Saint-Denis a été lancée la pétition "Un million de signatures pour une citoyenneté européenne de résidence". Un premier bilan a été fait au Forum de Londres.

Depuis Florence, deux pays, Luxembourg (2003), Belgique (2004), ont instauré le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections municipales, sans droit d'éligibilité. Au total, sur les vingt-cinq pays de l’Union, sept ont donné droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales, trois droit de vote sans éligibilité, quatre sous condition de réciprocité, un l'a institué pour toutes les élections pour une bonne partie de ses étrangers non communautaires, le Royaume-Uni. Dix n'ont rien fait.

Le bilan de la campagne du "Million" est relativement satisfaisant quant au nombre d’associations qui la soutiennent : 280 dans 13 des 25 pays de l’Union. Cependant, ces associations se recrutent surtout dans deux pays (une centaine en Espagne, autant en France), les autres en Belgique, Italie, Portugal… en nombre bien inférieur.

La pétition vise un million de signatures : 100 000 seulement ont été collectées. La tâche sera rude. Mais, jusqu’ici, la mobilisation est faible. Sauf en Espagne (plus de 50 000 signatures) et, dans une moindre mesure, au Portugal. L’Italie se prépare. Il reste beaucoup à faire.

Les discussions autour du traité constitutionnel peuvent être un moment favorable. À condition d’y mettre les moyens.

Cela ne pourra être fait que si les bonnes résolutions de Londres sont mises en application : comité européen d’animation de la campagne, collectifs nationaux, alliance européenne des députés européens et nationaux et des associations…

Les lecteurs de La Lettre seront tenus au courant.


Voir aussi N° 71

Retour au sommaire de la LETTRE n° 72
Retour à la présentation : LETTRE
Retour à la page : ACCUEIL