LA LETTRE DE LA CITOYENNETE
NATIONALITE, DROIT DE VOTE DES RESIDENTS ETRANGERS
20F 9° année -N°50 - MARS-AVRIL 2001
REVEIL SURPRISE !
Seuls les résidents étrangers
originaires de l'Union européenne (UE) ont participé en France
comme électeurs et comme candidats aux élections municipales
des 11 et 18 mars 2001. Les autres, ressortissants des Etats tiers en ont
été exclus, par la volonté du traité de Maastricht,
du Gouvernement et du Sénat. Mais les choses bougent. Peu en ce
qui concerne les inscriptions sur les listes électorales des citoyens
de l'UE. Et nul ne connaît, pour le moment, le nombre des élus.
De façon plus significative, sur le front de la participation des
candidats issus de l'immigration maghrébine. Allons-nous voir avec
quelques mois de retard la même floraison de candidats et d'élus
qu'en Belgique ? On peut l'espérer. La Gauche a refusé de
régulariser les sans-papiers, elle n'a pas assumé le droit
de vote de tous les résidents aux élections municipales.
L'existence et les actions de "un(e) résident (e) une voix" montre
l'intérêt des résidents étrangers pour la chose
publique. Les jeunes qui ne se sont donné que la peine de naître
ont cependant le droit de vote et d'éligibilité, même
si leurs parents qui ont contribué à la création de
richesses nationales ne l'ont pas. Dans certaines communes, ils sont en
nombre significatif et le clientélisme à défaut du
sentiment démocratique amène toutes les tendances à
les prendre en considération. Aussi bien à droite qu'à
gauche ! Pour qui ont-ils voté ? Qui ont-ils sanctionné ?
Sur quelles listes se sont-ils retrouvé ? Combien ont été
élus et sur quelles listes ? A une époque où tout
le monde parle de désintérêt pour la politique, notamment
des jeunes, à Toulouse, une liste "motivé-e-s" a réveillé
les oies du Capitole. Elle a déjà fait école. Elle
n'a pas fini de faire jaser.
Retour à la présentation : LETTRE DE LA CITOYENNETE
Retour à la page : ACCUEIL