NATIONALITE,
DROIT DE VOTE DES RESIDENTS ETRANGERS
306 voix
contre 201
Le 15 février, le Parlement européen
a adopté par 306 voix contre 201 une résolution sur les progrès
réalisés en 1999 dans la mise en oeuvre de l'espace de liberté,
de sécurité et de justice prévu par le traité
sur l'Union européenne. Cette vérification annuelle de l'état
des lieux et des suites données aux engagements, contient dans son
13ème point la phrase suivante :
"... recommande vivement que l'on donne
également la priorité à l'adoption d'autres mesures
destinées à promouvoir les
libertés des citoyens comme
les droits évoqués au paragraphe précédent,
ainsi que le droit de vote, en ce compris, sous certaines conditions, pour
les ressortissants des pays tiers en résidence légale, de
même que le droit à la non discrimination en vertu de l'article
13 du traité CE".
Même si la formulation n'est pas
des plus claires, résultat d'un compromis avec les libéraux
qui ont demandé les "certaines conditions", une fois de plus, le
Parlement européen se prononce pour le droit de vote des résidents
étrangers non communautaires.
Lors des scrutins précédents,
il y a avait une majorité parlementaire de gauche, ce qui n'est
plus le cas aujourd'hui. Malgré cela, il y a bien actuellement une
majorité de plus de 70 % au Parlement européen favorable
au droit de vote des résidents des "pays tiers".
Les récentes prises de position
de personnalités de la droite française devraient permettre
de démontrer qu'il y a aussi au Parlement français une majorité
d'élus favorables à une telle mesure.
Encore faut-il que le débat ait
lieu. Plusieurs partis politiques ont déposé des propositions
de loi. C'est ce printemps qu'il faut en débattre, sinon ce débat
est reporté aux calendes grecques, ce qui serait dans le contexte
actuel incompréhensible.
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DE LA CITOYENNETE
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