Nationalité, droit de vote des résidents étrangers
Etonnante construction que la disposition principale de la nouvelle
loi de nationalité française. Comment deviendra-t-on français
quand on est enfant d'étranger, né en France ? D'abord, mijoter
dans la nationalité de ses parents pendant treize ans (de préférence,
ne pas aller dans le pays, ce qui ne facilite pas la situation). Ensuite,
attendre entre treize et seize ans que les parents se décident à
demander la nationalité. S'ils ne l'ont pas fait, et que l'on est
pressé, en faire soi-même la demande entre seize et dix-huit
ans. Toutes ces possibilités épuisées, on touche le
gros lot à dix-huit ans. Mais, comme de juste, on a le droit de
le refuser. C'est compliqué.
A droite, la position est claire et tranchée. On défend
la loi Méhaignerie. Tous les arguments sont bons, y compris s'ils
sont racistes (l'immigration, devenue majoritairement africaine, est donc
moins intégrable que du temps où elle était européenne).
Jusques et y compris à faire ouvrir, par le Sénat, la boîte
de Pandore du référendum sur la question de l'immigration
(l'Assemblée nationale l'a refermée). A tel point que le
FN, par le truchement de son élu, s'est contenté de recopier
une proposition de loi du RPR de 1986.
A gauche, la position est également claire et tranchée.
Lumineuse et sympathique : droit du sol dès la naissance. La Lettre
est preneuse.
Au fond, pour construire la nation, ce débat a séparé
ceux qui sont pour le constat du passé dans toute sa rigueur et
ceux qui s'appuient d'abord sur une certaine idée et les présomptions
que l'on peut en tirer. Le PS est au milieu du gué, rejetant la
rigueur, mais n'osant pas l'audace.
Lettre n°29 : ILS
ONT DIT
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: LETTRE DE LA CITOYENNETE
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