Pierre-Yves LAMBERT nous informe régulièrement sur
l'évolution des campagnes pour l'extension du droit de vote aux
non-Belges. De nombreux hommes politiques ont pris position sur ce sujet
ces derniers mois.
Des élus pour le suffrage universel
Le Conseil national pour le suffrage universel (voir La Lettre n°22
et n°25) a fait le point en janvier sur les soutiens apportés
à sa pétition sur " l'extension du suffrage
universel à l' "ensemble des personnes, Belges et non-Belges,
ressortissants de l'Union européenne ou non, résidant sur
le territoire belge, sans distinction de nationalité ".. Une centaine
d'élus, anciens élus ou suppléants se sont engagés
à relayer les revendications du CNSU-NCAS au sein de leurs partis
respectifs. Quelques dizaines d'associations et des centaines de personnalités
et de militants associatifs ou politiques ainsi que les organisations de
jeunesse du SP, du PS, d'Agalev, d'Ecolo, de la Volksunie et du POS soutiennent
le Comité.
Dans au moins quatre partis, SP, PS, PSC et Volksunie, des commissions
travaillent sur les droits politiques des non-Belges. L'extension aux non-Européens
n'est pas le seul problème qui est abordé, surtout du côté
flamand : conditions de connaissance du néerlandais, dans la périphérie
bruxelloise, garanties de représentation flamande minimale pour
contrebalancer le vote des non-Belges en région bruxelloise, ou
encore participation des non-Belges dans les futurs " conseils " en particulier
à Anvers.
Par ailleurs, le Comité National d'Action pour la Paix et
le Développement (CNAPD), confédération des organisations
pacifistes et progressistes traditionnelles, y compris les deux grands
syndicats, organise le 22 mars à La Louvière une journée
sur le droit de vote dans le cadre de l'année européenne
contre le racisme.