Ce qu’ont fait la mairie de Grenoble et le COFRACIR

pour le droit de vote des étrangers

 

Avec le contexte politique depuis 2014, il faut constater que la revendication sur le droit de vote est moins à l’ordre du jour qu’auparavant.

Beaucoup d’associations se sont mobilisées sur l’accueil des réfugiés, des migrants, ce qui est une réalité très forte à Grenoble.

Nicolas Sarkozy avait décidé que la préfecture de Grenoble desservirait quatre départements : Savoie, Haute-Savoie, Isère, Ain.

Beaucoup de migrants viennent sur Grenoble et restent dans la ville.

Leur présence est très importante depuis la fermeture du passage de la Roya et le nouveau passage de jeunes africains par le col des Echelles et Briançon au péril de leur vie.

Nous avons été très mobilisés sur cette question, le maire Eric Piolle, le sénateur Guillaume Gonthard et moi-même avons soutenu fortement les migrants venant de Briançon. Ce qui explique en partie la mobilisation des associations, des communautés sur cet accueil.

De plus étant une municipalité rouge et verte, des tensions sont apparues au sein du conseil consultatif des résidents étrangers de Grenoble (CCREG) par rapport à la municipalité. Ces tensions se sont régulées et sont moins fortes aujourd’hui sur ce que la mairie de Grenoble a fait pour le droit de vote.

Elle a tout fait pour relancer le conseil consultatif des résidents étrangers, qui redémarre après de longues années d’inactivité.

Le CCREG est toujours sur l’obtention du droit de vote et c’est toujours l’une de ses revendications essentielles.

Le conseil a participé à de nombreuses manifestations de la Ville comme la fête des Tuiles (100 000 personnes), le forum des associations.

Ce conseil a été saisi par le maire sur les discriminations et sur l’hébergement d’urgence par la mairie et le conseil municipal.

Il faut le reconnaître, sa mobilisation s’est beaucoup portée sur l’accueil des migrants. C’était une ancienne revendication du conseil des résidents étrangers de mettre en place des petits centres d’hébergement dans l’agglomération.

Il a été mis en place des permanences juridiques et de la sensibilisation dans la rue sur la participation des étrangers.

L’idée d’interpeller les candidats aux élections européennes, à toutes les élections, est toujours d’actualité.

La ville de Grenoble est favorable au droit de vote des résidents étrangers, cela fait partie des 120 propositions de campagne.

Les résidents étrangers sont intégrés dans tous les processus de démocratie participative, les conseils de citoyens indépendants, le COFRACIR, dont on a pris la présidence en 2015.

Dans un premier temps, le COFRACIR a mis deux ans pour remettre en ordre ses statuts, ses finances. Une fois tout cela réglé deux des dix villes les plus porteuses se sont retirées du processus. Le Cofracir n’avait plus de chargé de mission à la mairie de Grenoble.

Nous avons fait un guide des résidents étrangers avec le concours du COFRACIR, d’associations et de la ville de Grenoble. Ce guide sur les citoyennes et citoyens étrangers, Vous avez des droits, fait référence en France et a été repris par de nombreuses villes et associations.

Il sera réactualisé en fonction de la dernière loi sur l’asile et l’immigration dont la mairie de Grenoble a dénoncé les effets dans un vœu au conseil municipal. Le COFRACIR s’est aussi positionné pour dénoncer cette loi asile et immigration.

Le centre communal d’action sociale va mettre en place une caravane des droits avec des juristes, des avocats. Le conseil des résidents étrangers est associé à ce dispositif ainsi que le COFRACIR.

Actuellement, le COFRACIR est en grande difficulté pour continuer son travail du fait du retrait de nombreuses villes. Ces villes se sont recentrées sur l’accueil des migrants, des réfugiés politiques. Il est mené une réflexion sur quelle nouvelle forme est à donner au COFRACIR.

 

Ce que fait la ville sur les réfugiés et les migrants en collaboration avec le CCREG et le COFRACIR

A propos de l’hébergement, la ville met à la disposition des familles des logements d’instituteurs désaffectés.

Le terrain du Rondeau composé de nombreux chalets accueille beaucoup de familles Roms et migrantes.

Ces familles sont suivies par une équipe de travailleurs sociaux sur place.

Une plateforme solidaire a été mise en place entre la mairie et les associations, cela a débouché sur 400 hébergements dans des familles de l’agglomération.

Nous participons à l’Association des villes accueillantes, composée de huit grandes villes pour l’instant, souvent des villes où existaient des conseils de résidents étrangers. L’objectif est d’avoir une coordination nationale de ces villes et de s’ouvrir à d’autres y compris vers l’Europe ; de mutualiser les bonnes pratiques, de créer un rapport de forces ou un dialogue avec l’Etat dont c’est la responsabilité ; de lutter contre les atteintes aux droits fondamentaux.

La ville participe également à de nombreuses actions auprès des réfugiés avec des séances de parrainage d’élus, d’associations.

Elle a mis en place la quinzaine contre le racisme et les discriminations. Le COFRACIR, le CCREG ont participé aux deux élections des états généraux des migrations.

 

 

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